• Paris, 1899. La bicyclette est reine, l'automobile fascine autant qu'elle incommode, le cinématographe enthousiasme, l'Action française s'invente au Café de Flore et Jules Guérin se barricade au fort Chabrol. Les tensions s'exacerbent, les haines fermentent, la colonisation s'infecte, la République vacille. Quant aux chiens, on les prépare à la guerre.
    Dans ce Paris sur l'avant-dernière marche du XIXe siècle, accablé par la canicule, défiguré par les préparatifs de l'Exposition universelle, angoissé par la peste et déchiré par le procès Dreyfus, Louis Daumale, désormais photographe, tire le portrait de ses contemporains.
    Histoire et humour noir encore pour ce deuxième volet de la trilogie des aventures de Louis Daumale au pays des chiens et de la République française. Dix ans après, nous le retrouvons, toujours flanqué de son fidèle Mégot, dans le Paris de la Belle Époque, avec ses journalistes, ses artistes, ses femmes plus ou moins légères, ses féministes, ses végétariens, ses anarchistes, ouvriers ou gens de la haute, ses Debussy, Clemenceau, Méliès, Montesquiou, Calmette, Maurras, Huysmans, Proust, Céline, cherchant, à travers le destin des chiens, à lire le destin des hommes. Une aventure littéraire qui fait du passé notre avenir.

  • La fabrication des chiens

    Agnès Michaux

    • Belfond
    • 6 Février 2020

    Une histoire de chiens, une histoire française.
    " Un petit chien noir taché de fauve, au museau exagérément court et écrasé, si écrasé qu'il semblait faire pression sur l'orbite de ses yeux ronds au point de les éjecter, furetait entre les ourlets précieux, attendrissant et ridicule.
    Dans le cliquetis des verres, le choc des talons sur le marbre de la salle de bal, dans les notes épuisées de l'orchestre qui cisaillait en rythme depuis des heures entre les exclamations et les rires, cette étrange créature sembla soudain l'axe impérieux décrétant les orbites, l'astre autour duquel ce monde effectuait sa révolution sans s'en apercevoir.
    -; Tout est là, reprit l'inconnu. Tout est dans la perfection de ce singulier animal. L'espoir d'un monde absolument nouveau. Absolument moderne. "
    Paris, 1889. Au crépuscule de l'Exposition universelle, Louis Daumale, jeune apprenti journaliste au
    Figaro, part à la rencontre de son époque. Mais, très vite, une question l'obsède : d'où viennent ces nouveaux chiens que l'on voit aux bras des Parisiennes ? Dans un Paris célébrant les prodiges de la science comme de l'occultisme, Louis Daumale suit la piste de ces chiens fin de siècle et découvre, derrière la joyeuse célébration du progrès, l'esquisse d'un avenir inquiétant, pour les chiens comme pour les hommes.

  • Dans un futur anticipé, Alice Weiss, une jeune auteure qui a connu un certain succès lors de la parution de son premier roman, est en voyage vers la presqu'île de Pondara dans l'espoir de raviver sa créativité. À son arrivée à l'aéroport, pour éviter la compagnie d'un voyageur collant, elle prétend être Celia Black, une auteure de best-sellers, sachant que la supercherie ne durera que le temps d'échapper à cet intrus. Mais arrivée à la villa de Celia Black, elle est accueillie comme si elle était réellement l'écrivain...

    En parallèle, une femme est retrouvée sur la jetée, apparemment noyée. Ce prétendu accident intrigue Fritz Kobus, l'lntervenant-chef de la brigade de Pondara, qui a déjà des doutes sur la véritable identité de la personne installée dans la villa de Celia Black.

    Sur cette Riviera réinventée, l'auteure arrive à créer un univers étonnant, plein de mystère et de duplicité, qui propose à l'éternelle question "qui suis-je ?" une réponse qui n'est pas toujours rassurante. Sans être un roman de genre mais tout en lui empruntant ses codes, Roman noir nous offre une belle digression sur la légitimité, l'imposture et la création.

  • Système

    Agnès Michaux

    Pour Marisa et Paul Dumézil, le passé est irrémédiable, le présent difficile, quant au futur... Il se présente à eux le jour où l'homme qui avait été condamné pour le meurtre de leur mère Éva sort de prison.
    Tandis que l'ancienne tragédie remonte à la surface, les enfants d'Éva se demandent ce qu'ils sont devenus. Et que vont-ils devenir à présent que l'assassin de leur mère a recouvré la liberté ? Paul semble prêt à passer à l'acte. Marisa préfère basculer dans une douce folie.
    Dans cette histoire, il y a un frère et une soeur, de l'amour, des fantômes, un détective privé, la France, l'Indochine, l'Éthiopie, la chaleur et la pluie, le Nil, Djibouti, l'aventure. Et dans cette aventure, où le crime et la vengeance forment un couple éternel, il y a les enfants d'Éva et nous tous, qui voulons mener notre vie, malgré le " système " et ses défaillances.

  • «Il était en charge de ce miracle-là, de cette réplique qui ne serait pas un faux. L'absolue douleur du divin sacrifice ne pouvait se falsifier. C'était une évidence, il n'y avait pas d'échappatoire. Les moyens étaient terribles. Ils s'imposaient pourtant. Seules, la foi et la vérité d'âmes pures accompliraient la transmutation. Ce n'était pas une idée effarante, car ce n'était pas une idée, pas même une quête, mais une révélation, une extase de la raison.»
    Agnès Michaux excelle dans cette forme d'écriture personnelle sans aspérité et d'une force poignante à la fois.
    Son roman sait décrire la fureur d'une époque où la quête de l'élévation spirituelle confine à la folie, où des moines de l'ombre qui cherchent la lumière sont prêts à faire couler le sang pour une rencontre improbable avec l'Histoire.
    Ce roman, où s'inscrit la Passion, devrait confirmer la place remarquée qu'occupe Agnès Michaux parmi les jeunes romanciers français.
    Agnès Michaux a collaboré pendant près de dix ans à diverses émissions sur Canal Plus. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont deux romans : Sissi, une vie retrouvée (Éditions 1, 1998) et Je les chasserai jusqu'au bout du monde jusqu'à ce qu'ils en crèvent (Éditions 1, 1999).


  • Mêlant la richesse de la fiction à l'envoûtant Quattrocento, Agnès Michaux nous livre la rencontre saisissante de deux figures mythiques de la Renaissance italienne, Léonard de Vinci et Sandro Botticelli, autour d'un manuscrit mystérieux, aussi controversé que captivant : le Voynich.

    " Il était tard quand Sandro traversa la place de la Seigneurie. Ne restaient plus, ça et là, que quelques égarés, comme lui, sur le chemin de leur foyer. Du supplice ne subsistait pas la moindre trace. Ni sur la place ni sur les visages qu'il y croisa. À peine une odeur de fumée qui planait dans l'air et que finissait d'emporter le vent d'ouest. Il entendit rire et bavarder. Ce soir, les maris tâteraient les seins et les culs de leurs épouses, demain, celles-ci iraient palper des tomates et des melons au marché. Les spectateurs de révolutions devenaient-ils immanquablement insensibles ? Où n'était-ce que le flot puissant de la vie ? "

    Florence, 1497 - Bûcher des vanités. Ce matin, des bandes d'enfants ont terrorisé la rue pour confisquer tous les objets incarnant la richesse ou le plaisir. Savonarole peut compter sur son " armée des anges ". Le feu qui consumera tout à l'heure le paganisme et l'impiété sera son triomphe.
    Songeur, Sandro Botticelli observe l'une de ses plus belles oeuvres se faire dévorer par les flammes, quand une main se pose sur son épaule. Léonard de Vinci, son vieil ami, son plus grand ami est revenu en terre florentine !
    Mais l'artiste apporte une triste nouvelle : sa mère, Caterina, est morte, lui laissant pour tout héritage une étrange lettre indéchiffrable...
    Alors entraînés dans une incroyable odyssée, Sandro et Léonard se lancent à la recherche d'un manuscrit aussi puissant que dangereux. Un manuscrit qui, encore de nos jours, hante scientifiques et curieux : le Voynich.
    Avec Codex Botticelli, Agnès Michaux lui offre une histoire et plonge le lecteur dans les secrets de la fin d'une époque, le Quattrocento.
    Tandis qu'on observe Botticelli converser avec Michel-Ange, Machiavel, Raphaël ou Copernic, on se délecte de ce temps exalté et inspiré qui s'offre à nous, dans la plus belle des langues, et dont on souhaiterait demeurer prisonniers.

  • Si la femme était bonne, Dieu en aurait ! Sacha Guitry
    Après trente ans passés à étudier la psychologie féminine, je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la grande question : que veulent-elles au juste ? Sigmund Freud
    La femme est ce que l'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on a la déveine de ne pas être pédérastre. Boris Vian
    Les femmes notamment existent si peu pour moi que je parviens difficilement à les distinguer les unes des autres, comme les nègres, comme les moutons d'un troupeaux. Michel Tournier
    J'ai souvent envie de demander aux femmes par quoi elles remplacent l'intelligence. Alain
    Agnès Michaux, vingt-quatre ans, est écrivain. Née en 1968, elle dénonce dans ce livre la bétise des hommes avec une tendre ironie car selon le vieil adage, on se moque bien de ce que l'on aime !

  • Agnès Michaux est journaliste à Canal Plus. Après Sissi, une vie retrouvée, ce livre est son deuxième roman.
    Berlin, 30 mars 1933. Un homme face à son destin.
    Prendra-t-il la décision de renoncer à son pays, à sa langue, à ses amis, à sa carrière, à ses amours ? Mais, à Berlin, en 1933, peut-on ne pas se poser la question de l'exil ? Fuir pour vivre ? Si les choses étaient si claires... Il n'a qu'une journée pour passer de l'aveuglement ou de l'indifférence à la clairvoyance. Et quelques heures pour préparer son départ. Mais il n'est pas dit que la fuite se fasse toujours et uniquement pour de "bonnes raisons"...
    De Babelsberg aux rues animées du centre de Berlin, du bureau de Goebbels à la dernière rencontre avec sa femme et scénariste Thea von Harbou, ce roman est l'histoire de la dernière journée en Allemagne d'un géant du cinéma, Fritz Lang.
    Une journée particulière dont nous ne savons rien si ce n'est ce que le créateur de Mabuse et de Métropolis a bien voulu en dire pour entretenir sa légende personnelle.

  • Roman de la vie contemporaine, Journée exceptionnelle du déclin de Samuel Cramer est aussi, et peut-être surtout, un roman d'amour, amour des femmes, de la poésie, de la vie dont il faut toujours être ivre.
    Un roman d'amour fou.
    Lui, c'est Samuel Cramer, l'Amiral, l'homme des grands voyages horizontaux et verticaux,
    l'écrivain qui aime quand " ç'a de la gueule ", l'observateur de son époque, de sa ville et de ses
    contemporains. Un homme difficile et attachant.
    Elles, ce sont ses femmes, celles qu'il aime ou qu'il déteste, celles dont il rêve et qui n'existent pas.
    Eux, ce sont ses amis, ses poisons, Michel Houellebecq, Sibelius, Rimbaud, Duras, Melville,
    Gary Cooper, Hölderlin, l'alcool, l'ennui, l'espoir, le désespoir, la provocation, la honte, l'ironie,
    et tout ce qu'il ne saura jamais dire.
    Ce matin-là, Samuel Cramer entame une journée qu'il espère exceptionnelle. Mais il semblerait
    que le destin en ait décidé autrement.
    Commence alors une drôle d'errance baudelairienne...

  • Septembre 1960, Let's Make Love, le dernier film de George Cukor, plus pudiquement rebaptisé Le Milliardaire pour le marché français, sort sur les écrans américains.
    Marilyn Monroe et Yves Montand y tiennent la vedette. Mais plus que le film lui-même, ce qui tient le public en haleine, c'est l'histoire d'amour entre les deux acteurs.
    Derrière les murs du plus glamour des hôtels de Los Angeles, le Beverly Hills Hotel, les sentiments naissent et s'affrontent. Dehors, les journaux se chargent d'inventer la légende. Mais, pour ses quatre protagonistes, plus rien ne sera jamais comme avant. Marilyn Monroe, amoureuse, aura tout tenté. En vain.
    Montand ne quittera pas Signoret. Sur le tournage des Misfits, la blonde la plus célèbre du monde vit le point final de la lente désintégration de son mariage avec Arthur Miller. Quant à Simone, quelque chose en elle semble irrémédiablement ébranlé...

  • Embrasser une vie à travers 30 ans de textes pour dessiner, au coeur même de son processus de création, une biographie émouvante et sans fard de Nicola Sirkis.

    Pour la première fois, avec l'intégralité des textes de Nicola Sirkis pour Indochine, des conversations inédites avec Agnès Michaux dévoilent l'histoire et les références des 123 chansons de Nicola et 50 reproductions des carnets de notes de l'auteur-chanteur nous font pénétrer au plus intime de son univers.

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