• Octobre 1944. Marie et son époux Moïse sont déportés à Auschwitz, d'où ils ne reviendront pas. Du moins est-ce là ce que croit savoir leur petite-fille qui, soixante-dix ans plus tard, décide de retracer le parcours tourmenté de sa grandmère, de sa Roumanie natale jusqu'à l'Italie - refuge illusoire face aux persécutions nazies -, en passant par la Bulgarie et la France. La narratrice se rend tout d'abord à Jérusalem, puis sillonne l'Europe centrale à la recherche d'éléments biographiques.
    À la recherche de Marie J. entrecroise ainsi deux récits : celui de l'enquête haletante de la narratrice à travers différents pays, et celui de la vie romanesque d'une jeune sépharade d'Europe de l'Est dans la première moitié du XXe siècle. À la fois investigation rigoureuse et chronique familiale bouleversante, ce livre raconte une lignée de femmes fortes confrontées à l'une des plus effroyables tragédies de l'histoire européenne.

  • Avant le milieu du XXe siècle, les communautés juives du Maroc étaient fortes de 250 000 âmes coexistant avec dix millions de musulmans. Aujourd'hui, elles comptent moins de 3000 personnes. L'auteur remet en perspective leur présence plus que bimillénaire dans le pays.
    Rappelant qu'elles formaient la première communauté juive du monde arabe, Mohammed Kenbib souligne leur contribution à l'histoire du Maroc, à sa culture, son patrimoine, son économie, ses échanges maritimes et sa diplomatie. Il s'attache notamment à étudier la diversité des fondements de leurs relations avec les
    autres populations, quels qu'en aient été les aléas et les turbulences.
    En outre, il analyse les bouleversements provoqués par la présence européenne, le protectorat, la Deuxième Guerre mondiale - principalement la Shoah - et le conflit du Moyen-Orient. Il évoque aussi les juifs du Maroc d'aujourd'hui, ainsi que les liens que gardent avec ce pays près d'un million de leurs coreligionnaires d'origine marocaine vivant pour la plupart en Israël, en France, au Canada et ailleurs dans le monde. Enfin, en 2011, cas unique dans le monde arabo-musulman, une référence explicite à l'« affluent hébraïque » de la culture marocaine figure dans le Préambule de la nouvelle Constitution du royaume.

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