• La publication de L'Origine des espèces, en 1859, a marqué une révolution intellectuelle comparable à celle qui est associée aux noms de Copernic et Galilée. En proposant une théorie de la « descendance avec modification » et de la « sélection naturelle », Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ces réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens ont alimenté d'emblée polémiques et controverses. De là les ajouts et les digressions qui, au gré des six éditions successives de l'oeuvre, en vinrent à obscurcir le propos d'origine. En élaguant la traduction d'Edmond Barbier de ce qui ne figurait pas dans l'édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu, le présent volume permet au lecteur francophone de retrouver cette oeuvre dans sa fraîcheur initiale.
    © 1992, Flammarion, Paris.
    Édition corrigée et mise à jour en 2008 Titre VO : "On the origin of species by means of natural selection, or the Preservation of favoured races in the struggle for life" Couverture : Virginie Berthemet© Flammarion

  • Inventeur génial dès son plus jeune âge, amoureux de la nature, grand marcheur, il sillonna le monde à pied et fut le premier à percevoir les dangers de l'exploitation de la nature. John Muir aurait pu être millionnaire, il a choisi d'être vagabond. Il a inspiré Alexis Jenni (prix Goncourt 2011).
    " C'est l'homme le plus libre que j'ai jamais rencontré " disait de lui Theodore Roosevelt.
    Né en Écosse, débarqué à 10 ans aux États-Unis avec son frère et son père, installé dans la région des grands lacs, il travaille sans cesse dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l'émerveille. Le soir il invente des objets mécaniques qu'il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil qui le sort automatiquement du lit à l'heure du lever.
    Très vite John Muir s'interroge sur le sens de cette vie de forçat, alors qu'il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin et sillonne les États-Unis à pied jusqu'en Californie. Dès lors, il parcourra le monde.
    Figure mythique aux États-Unis, créateur des parcs nationaux, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie.
    Prix Goncourt 2011 pour
    L'Art français de la guerre (Gallimard).
    Ce livre a reçu le prix du Livre Lumexplore 2020

  • Fortes de leur travail de longue haleine sur l'oeuvre de Henry D. Thoreau - la publication inédite de l'intégrale des essais en 2007, suivie de la traduction par Brice Matthieussent de Walden en 2010 et d'une anthologie du Journal en 2014 - les éditions Le mot et le reste mettent à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche et numérique ensuite. À l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste de Henry Thoreau : Michel Granger. Premier d'une série de douze ouvrages, Marcher réunit les deux visages de l'écrivain naturaliste et révolté, son amour pour la nature et sa défiance envers la société des hommes.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • En vol

    Alan Tennant

    Aux commandes d'un antique Cessna, un jeune naturaliste téméraire et un pilote vétéran de la Seconde Guerre mondiale décident de suivre la migration d'un faucon pèlerin à travers l'Amérique. Ce périple inédit les entraînera du golfe du Mexique aux confins de l'Arctique et ne manquera pas de mettre leur vie en danger : après avoir dérobé du matériel militaire, s'être fait arrêter par la police et menacer par des trafiquants de drogue, les deux hommes ne reviendront pas indemnes de leur épopée.

  • En 1842 Ralph Waldo Emerson confie à Thoreau la recension des rapports sur l'histoire naturelle du Massachusetts, initiative qui permet à l'homme de lettres d'allier sa vocation littéraire à son goût pour la nature, créant un genre littéraire dans lequel il excellera : le nature writing. Lorsque ce dernier esquisse les éléments d'une théorie de la nature, il adopte une position intermédiaire : ni idéaliste, ni matérialiste, celle d'un naturaliste plus transcendantaliste que scientifique. Il insiste sur la bonne manière de contempler, qui nécessite la collaboration de tous les sens et une longue fréquentation empreinte de sympathie. Cet essai est avant tout l'occasion de dire, dans de belles pages, son amour de la nature, milieu maternant et reconstituant qui lui procure joie et sérénité.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • A douze ans, le monde de Calpurnia Tate ne dépasse pas les limites du comté de Caldwell. Mais, pour qui sait regarder avec étonnement et curiosité, il y a là mille choses à découvrir. Son frère Travis rapporte à la maison un tatou, des geais bleus et un coyote, toutes sortes d'animaux sauvages qu'il veut apprivoiser en cachette. Et son grand-père initie Calpurnia aux mystères des sciences naturelles. 
    La famille de Calpurnia accueille sa cousine Aggie, et, surtout, un vétérinaire vient s'installer près de chez eux. Pour Calpurnia, c'est l'occasion rêvée de donner enfin corps à ses ambitions...

  • Depuis l'enfance, Bernd Heinrich court dans la nature et observe les animaux. Devenu un zoologiste reconnu, il rassemble tout ce que le règne animal lui a appris et se lance un défi impossible, gagner une course de 100 kilomètres. Mais pour lui, il n'y a rien d'impossible si l'on sait partir à la poursuite de son antilope, c'est-à-dire de ses rêves. Running the antilope, le best-seller de Bernd Heinrich, enfin traduit en français.
    Depuis son enfance dans les forêts du Nord de l'Allemagne jusqu'aux laboratoires des grandes universités américaines, Bernd Heinrich a étudié avec passion le règne animal. Pour le plaisir de la connaissance, pour l'amour de la nature... et pour la joie de la course.
    Car ces bêtes, petites ou grandes, à poil, à plume ou à élytres, ont toutes quelque chose à nous apprendre : les oiseaux migrateurs gèrent parfaitement leur nutrition avant leurs grands voyages ;
    le dromadaire est une mine d'astuces pour survivre à la chaleur ; la cicindèle a besoin de muscles chauds pour atteindre sa vitesse de pointe... Mais
    Homo sapiens a un petit truc en plus. Pour chasser l'antilope en l'épuisant à la course, nos lointains ancêtres ont appris à anticiper, à rêver même. Nous avons tous notre " antilope ", dit Bernd Heinrich, un but lointain, une proie qu'on rêve de faire nôtre. À 42 ans, il part à la poursuite de son antilope : il veut gagner une course d'endurance, le 100 kilomètres de Chicago.
    Bernd Heinrich détient toujours le record du monde de sa catégorie sur cette distance.
    Traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.
    Illustrations de Bernd Heinrich.

  • Si vos tripes se nouent au seul mot d'araignée, si vous hésitez entre indifférence, répulsion et attirance, si vous êtes mortifié(e) d'avoir peur, alors acceptez de regarder en face un animal dérangeant, peu communicant, il est vrai, mais sujet exceptionnel pour la recherche scientifique et l'inspiration artistique. Comptines, fables, peintures, ballets, bijoux lui doivent nombre d'oeuvres. Essayez seulement de trouver une chanson enfantine sur le cloporte... Quand on enlève le grappin des pattes, il ne reste pas grand-chose, juste un corps pas plus gros que celui d'une grosse mouche, dodu, habillé de velours comme un ourson. Mais les pattes, qui lui permettent de foncer plus vite qu'un rat, donnent à la bestiole une dégaine aussi admirable que terrifiante. Donc, la phobie des araignées tiendrait à l'organisation de la bête plutôt qu'à la peur de la morsure : sa tournure elle-même trouble et fait peine à voir. Allons, du courage ! Elle ne tue que ce qu'elle peut manger, certainement pas vous, ce qui vous laisse le temps de lire l'hommage que j'ai voulu rendre à une bête singulière.

  • Jambes fatiguées J'avance, j'avance, j'avance Pas lents, pas accélérés J'ai vieilli depuis Nue Tu m'offres l'horizon Ébahie, je vois Loin Joséphine Bacon, nomade de la toundra, nous fait parcourir, à la lumière du poème, des territoires inconnus. Gaston Miron, Saint-Denys Garneau et Paul Chamberland ont nommé Terre Québec ; Joséphine Bacon élargit le pays en nous initiant à la toundra et aux douces chansons de l'infini. L'horizon est offert avec tant de grâce et de naturel que nous lui sommes à jamais redevables de nous rappeler à l'essentiel : beauté, simplicité et volupté.

  • Yéti, Bête du Gévaudan, monstre du Loch Ness, grand serpent de mer... le bestiaire de la cryptozoologie fascine autant qu'il hérisse. Coincée entre scepticisme et crédulité, science pour les uns - les découvertes de l'okapi ou du saola témoignent de la validité de la démarche -, pseudo-science pour d'autres, la cryptozoologie n'en finit pas de faire débat. Pour tenter d'y voir plus clair, il est donc important de passer en revue certaines des « causes célèbres » de la cryptozoologie et, au-delà de l'existence ou non de ces animaux, de s'interroger aussi sur l'édifice culturel, sociologique et ethnographique qui s'est construit autour. Car quand bien même certains de ces êtres mystérieux n'auraient pas de réalité biologique, il n'est pas interdit d'introduire une part d'imagination, voire de rêve, dans la recherche scientifique. Si le rêve est maîtrisé, la recherche n'en devient que plus créative.

    Docteur ès sciences, Eric Buffetaut est Directeur de Recherche émérite au CNRS (Laboratoire de Géologie de l'École normale supérieure, Paris), spécialiste de la paléontologie des vertébrés. Son intérêt pour la cryptozoologie, remonte à la lecture, pendant son adolescence, des livres de Bernard Heuvelmans sur ce sujet.

  • La curée

    Émile Zola

    Sous le Second Empire, Aristide Saccard, affairiste obsédé par le plaisir et l'argent, s'installe à Paris dans une vie de débauche et de spéculation effrénée...  Dans ce second volet des Rougon-Macquart , Zola, romancier naturaliste, se livre à une virulente critique de la bourgeoisie. Le dossier - Les repères historiques, culturels et littéraires - L'étude du genre - Des groupements de textes - Une préparation au baccalauréat

  • Vivre sa parole comme on vit avec ses yeux chaque mot attend son heure ce que l'on voit revient d'un temps collé à l'ombre le terre n'est jamais loin du ciel Laure Morali nous dit: Mon grand-père avait perdu son pays et me le rendait chaque matin en me faisant boire le jus de l'orange sanguine. Offrir le monde dans un fruit, tel est le don de la poésie. L'humanité au creux de la main tendue, portée par le poème.

  • J'ai lacé des raquettes Sur une terre de babiche Ouendake J'étais chez moi J'ai lu tant de livres D'une mission étrange J'étais perdu Derrière mes raquettes J'ai beaucoup ri Derrière mon pupitre On m'a appris le silence Voici un recueil ancré dans un territoire et dans une mémoire pour nous rappeler que nous sommes d'un lieu, d'une histoire. Avec Jean Sioui, nous frappons aux portes de la vérité, la nation wendat recouvre la parole.

  • Ramsar (Iran) 1971 : plusieurs pays signent une entente visant à conserver les terres humides sous la route aérienne des oiseaux migrateurs - 15 juillet 1987 : le marais de l'Isle-Verte est déclaré site Ramsar - La première partie de l'ouvrage décrit comment régnaient les maîtres incontestés des immensités marécageuses. La deuxième partie suscitera davantage l'intérêt des amateurs de science naturelle en expliquant la naissance de l'océanologie dans le Bas-Saint-Laurent et en décrivant le travail des biologistes et des naturalistes qui ont transformé le marais de l'Isle-Verte en réserve faunique et en site Ramsar.

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