• Inventeur génial dès son plus jeune âge, amoureux de la nature, grand marcheur, il sillonna le monde à pied et fut le premier à percevoir les dangers de l'exploitation de la nature. John Muir aurait pu être millionnaire, il a choisi d'être vagabond. Il a inspiré Alexis Jenni (prix Goncourt 2011).
    " C'est l'homme le plus libre que j'ai jamais rencontré " disait de lui Theodore Roosevelt.
    Né en Écosse, débarqué à 10 ans aux États-Unis avec son frère et son père, installé dans la région des grands lacs, il travaille sans cesse dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l'émerveille. Le soir il invente des objets mécaniques qu'il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil qui le sort automatiquement du lit à l'heure du lever.
    Très vite John Muir s'interroge sur le sens de cette vie de forçat, alors qu'il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin et sillonne les États-Unis à pied jusqu'en Californie. Dès lors, il parcourra le monde.
    Figure mythique aux États-Unis, créateur des parcs nationaux, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie.
    Prix Goncourt 2011 pour
    L'Art français de la guerre (Gallimard).
    Ce livre a reçu le prix du Livre Lumexplore 2020

  • Quand l'océan offre un voyage intérieur et une reconnexion à la nature, la littérature gagne.Un coucher de soleil dans les Alizés, les nuances de gris d'une dépression dans les mers australes, l'émotion au passage du Cap Horn. A la veille de larguer les amarres pour un deuxième Vendée Globe, le tour du monde en solitaire et sans escale - un Everest pour un marin -, Fabrice Amedeo nous livre un témoignage littéraire fort sur cette connexion au monde que permet le voyage sur les océans, loin de la terre et des contrées habitées.
    Le large offre cette possibilité de retrouver le rythme du cosmos, d'expérimenter un nouveau rapport au temps, une autre manière de raisonner et surtout la faculté de faire dialoguer son monde intérieur avec le monde extérieur, celui que nous cachent trop souvent nos sociétés modernes. L'expérience esthétique et l'aventure permettent également une réflexion personnelle et originale sur la solitude, la liberté, le rapport retrouvé à l'Etre.
    Loin d'un récit de course, ce livre aurait pu être écrit dans un désert ou en haute montagne. Il tente de partager l'indicible des expériences de l'homme seul face à lui-même, face à ses défis et face à la nature.

  • Entre humour et cynisme, Jacky Schwartzmann nous fait le récit de son immersion en Corée du Nord lors de sa participation à l'improbable marathon de Pyongyang.
    Rien n'était gagné. Il fallut franchir l'étape de la sélection, affronter les réactions - de l'éclat de rire à la quasi-hostilité -, puis se préparer à passer les frontières de la dernière dictature communiste à l'oeuvre... pour courir 42 kilomètres. Numéro de dossard : 1071.
    Dans son style imparable, alternant humour et cynisme, Jacky Schwartzmann cherche à comprendre ce qui pousse des individus venus du monde entier (les Américains mis à part) à participer à l'événement sportif le plus abracadabrant de la planète : le marathon de Pyongyang. Entre rêve fou, défi sportif et envie irraisonnée, il raconte un voyage durant lequel il fut aussi bien désorienté qu'émerveillé ou exaspéré, mais constamment surveillé, et allie émotion et curiosité pour nous proposer une immersion dans un pays fermé qui lui a ouvert ses portes... l'espace d'une course.
    Prix 2016 de la page 111 pour Mauvais Coûts (La Fosse aux ours)
    Prix Transfuge du meilleur espoir polar 2017 pour Demain c'est loin (Seuil)
    Prix du roman noir du festival de Beaune 2018 pour Demain c'est loin (Seuil)
    Prix Amila-Meckert 2018 pour Demain c'est loin (Seuil)

  • Témoignage de la vie d'un menuisier en France, de ses secrets d'artisan et par là même de l'évolution d'une société.

    "C'était un boulot dur. Quand on ferrait des roues, on commençait à cinq heures du matin. Il fallait du monde, cinq personnes, avec des grandes pinces !"

    Francis Renard a vécu plusieurs vies. Son histoire se déroule à Châtillon-sur-Colmont, un bourg de Mayenne entre Bretagne et Normandie. Né en 1923 dans une famille de charrons, il apprend à forger le fer et scier le bois, à fabriquer charrettes, carrioles, tonneaux, outils agricoles, portes et fenêtres, tables et placards...

    Aujourd'hui, à 96 ans, en buvant son café et en grignotant les gâteaux secs de la collation mayennaise, il nous livre ses secrets de fabrication mais aussi le témoignage d'un monde paysan disparu aujourd'hui.

  • Juillet 2018. Richard Gaitet, auteur et animateur sur Radio Nova, s'embarque dans une aventure menée tambour battant : 111 kilomètres à pied dans les bottines d'Arthur Rimbaud, de Charleville-Mézières à Charleroi, sur l'itinéraire supposé de sa célèbre fugue d'octobre 1870. Une drôle d'échappée aux rebondissements incessants.
    Des poèmes plein les poings : à 15 ans, Arthur Rimbaud songe à devenir journaliste et plus encore à quitter l'inqualifiable contrée ardennaise, notamment Charleville, supérieurement idiote. Punk avant l'heure, l'élève prodige conspue l'école, l'Église, les bourgeois ou les politiciens, tout en cherchant à fuir l'emprise de sa Mother qui l'étouffe. C'est au cours de sa deuxième fugue, une course énorme à travers les faubourgs et la campagne, qu'il aurait rompu avec la vie ordinaire et écrit ses vers les plus célèbres - dont Le Dormeur du val.
    Dans les bottines de l'incandescent poète adolescent, Richard Gaitet a voulu refaire ce parcours à pied, lors d'une traversée des Ardennes jusqu'en Belgique, d'abord en été au sein d'une escouade de onze vaillants " warriors ", puis seul en hiver avec la tempête Gabriel sur les talons. Une épopée débraillée menée tambour battant - avec, sur la route, des rencontres inoubliables : Patti Smith, Julie la cartomancienne gitane, un coiffeur de myrtilles ou encore l'écrivain Franz Bartelt.

  • La vie d'un bistrot à l'ancienne, authentique, lieu de rencontre et de mixité sociale, comme en en fait plus beaucoup...

    Au Café du coin, Jeannine fume la pipe en discutant avec ses copains du quartier. Réputée pour son franc-parler, cette arrière-grand-mère de caractère, appelée "la Mère Lapipe', sait aussi écouter. Les conversations évoquent ce quartier ouvrier qu'elle a vu changer. Les générations s'y retrouvent et on y croise une fabuleuse galerie de personnages.

    Sur le formica de son comptoir, on tchine au "petpet' entre étudiants, retraités, forains, brocanteurs et policiers, avec un fakir, un ministre et même avec le Père Noël !

    La vie d'un bistrot, ce lieu rare de parole et d'écoute qui disparaît aujourd'hui. Un bistrot qui ferme, c'est un théâtre qui brûle.

  • Antoine Choplin a remonté "sa" rivière au fil des quatre saisons pour se ressourcer. Une route à pied, en solitaire, pour s'enivrer de paysages, de nature, d'histoire et de littérature. Un récit intime sur la marche et l'écriture par l'auteur de La Nuit tombée (La Fosse aux ours), Prix France Télévisions 2012. L'écrivain Antoine Choplin a choisi de revenir aux sources. Celles de l'Isère, depuis sa confluence avec le Rhône, jusqu'au glacier qui la voit naître, à plus de 2600 mètres, dans le massif des Alpes.
    En remontant la rivière, il progresse à contre-courant dans l'espace, mais aussi dans le temps.
    Ou comment confronter les coins familiers qu'il fréquente aujourd'hui avec ceux arpentés hier, enfant, aux côtés de son père.
    Transformer une promenade dominicale en épopée, marchant plus de 30 kilomètres par jour.
    Croiser des proches mais aussi des vagabonds. Explorer en terrain connu.
    Un beau récit qui mêle contrastes, passé, patrimoine, histoire et interrogations sur l'écriture.
    À chaque saison son chapitre, son paysage, son ressenti, ses rencontres. Quatre volets d'une marche intime, et d'une marche qui entretient aussi avec l'écriture une relation puissante.
    La Nuit tombée (Fosse aux ours), Prix France Télévisions 2012.

  • Quand un écrivain, qui plus est pilote de ligne, raconte une histoire de survie miraculeuse. Après 6 MINUTES 23 séparent l'enfer du paradis, François Suchel livre un récit à suspense au réalisme stupéfiant inspiré d'une histoire vraie.
    Une douce journée en Corse. Un vol retour vers Cannes.
    Soudain, dans le golfe de Porto, la panne moteur. En-dessous, une mer démontée par le mistral.
    François Suchel, commandant de bord chez Air France, raconte avec brio et réalisme un accident d'avion qui eut lieu en octobre 2009 et fut suivi avec frénésie par les médias.
    Dans un style fluide où pointe l'urgence de la situation, il se met dans la peau de chaque protagoniste : victimes de l'accident, aiguilleurs du ciel, sauveteurs, journalistes et décrit les gestes justes du pilote, l'amerrissage maîtrisé, les heures d'attente dans l'eau alors que tout espoir, à terre, était perdu.

  • Depuis des décennies, le célèbre " triangle ", zone située entre Miami, San Juan (Porto Rico) et l'archipel des Bermudes, donne lieu à bien des spéculations. Plusieurs centaines de navires et d'avions y ont disparu. Victimes d'une faille spatio-temporelle ?D'un phénomène météo aussi brusque que violent, qui les efface du décor en une fraction de seconde ? D'une malédiction ? Certains cas, comme celui de l'escadrille d'Avengers - cinq bombardiers sortis des radars en décembre 1945, avec leur équipage - sont il est vrai plus que troublants...L'aviation ne manque pas d'affaires énigmatiques. L'aviatrice Adrienne Bolland, guidée par un médium lors de son intrépide traversée des Andes en 1921. Le dirigeable britannique R-101, Titanic des airs, dont la fi n tragique près de Beauvais, en 1930, sera élucidée par un " esprit ". Le crash du DC 10 d'American Airlines à Chicago, en 1979, annoncé par un rêve prémonitoire.L'astronaute Deke Slayton, dont l'avion de course perturba le trafi c de l'aéroport de Santa Ana... plus de cinq heures après sa mort, en 1993.Autant de cas inexpliqués rassemblés dans ce livre. Pour chacun de ces dossiers, les auteurs

  • De la neige pour suzanne Nouv.

    De la neige pour Suzanne
    Été 2016. Après une adolescence joyeuse dans un foyer de la classe moyenne supérieure et deux expériences professionnelles douteuses, Clément Osé cherche toujours le sens de sa vie. Tenté comme d'autres par le grand large, il enfile son sac à dos et part un an glaner des réponses sur la route. Quand il rentre chez lui, à 27 ans, il est déterminé à changer de vie, radicalement. Il rêve de campagne, de simplicité, et part seul rejoindre une ferme collective écoconstruite et décroissante dans le Béarn.
    Au sein de cette communauté, sur une colline face aux Pyrénées, le dépaysement est total : réunions émotionnelles, habitat bioclimatique, communauté intergénérationnelle... Cette nouvelle vie le conforte dans sa quête d'autonomie et de sobriété, heureuse.
    L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais la démarche autobiographique de Clément Osé n'est pas d'écrire un conte de fées alternatif : il livre le témoignage sans concessions d'une expérience inspirante, riche, mais parfois difficile et éprouvante. Cet aller pour la terre lui fait prendre conscience que l'autonomie en marge du monde est illusoire. Ce vécu reste néanmoins une expérience de vie salutaire pour réfléchir à ce que pourrait être, en ce début de XXIe siècle, la lutte pour défendre la beauté du monde.

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