• Les incroyables aventures d'un scientifique du Grand Siècle. Un beau jour de mars 1760, un jeune astronome de l'Académie des Sciences, avide d'étoiles et de gloire, embarque pour les Indes. Sa mission : observer le passage de Vénus devant le Soleil afin d'estimer avec précision la distance de la Terre au Soleil. Mais rien ne se passe comme prévu. L'escapade va durer onze ans, six mois et treize jours et se transformer en un véritable roman picaresque.
    La très véridique et très édifiante histoire de Guillaume Joseph Hyacinthe Jean-Baptiste Le Gentil de la Galaisière nous conduit de Coutances à Paris, de l'île Bourbon aux Indes, en passant par Madagascar et les Philippines. Malmené par les aléas de la météo et les fièvres tropicales, soupçonné d'espionnage, victime de naufrages à répétition, tenu pour mort à son retour en France, notre héros va connaître une suite de mésaventures aussi longue que son patronyme.
    Dans cette biographie précise et documentée, Christophe Migeon retrace la vie d'un poissard magnifique, un aventurier qui, esquinté par le destin, sut se remettre d'aplomb. L'auteur conte par la même occasion l'histoire scientifique du Grand Siècle, une époque où la coopération des savants prévalait sur les conflits mondiaux et où l'on parlait azimut ou parallaxe dans les salons de ces dames

  • Elle est jeune, ravissante, divorcée et ...encore riche.
    Celle qui jamais n'est ici nommée est prise dans un piège un peu magique. Il était une fois à Pondichéry, trois messieurs vieillants qui firent un pari : obliger à danser la belle qui les a tour à tour éconduits, dans le temple de la danse de Chidambaram. Une nuit d'opium et de haschich se déroule alors entre rêves et réalités. Un défi que malgré les mauvais présages, elle ne pourra éviter. Magre nous apparaît ici comme un cas unique d'écrivain spiritualiste au XXe siècle.
    Si cela est singulier, et si ce mélange d'érotisme et de spiritualité sent le souffre, pourquoi mépriser son témoignage en une époque où les divers matérialismes, dialectiques ou pas, faisaient des morts par millions ? En effet, chez lui se lit le credo platonicien éternel, que les causes d'un monde visible sont cachées dans une réalité invisible, même si celle-ci n'est visible qu'indirectement, et l'espérance profonde en une autre vie : " Je sais qu'autour de moi se déroule la féerie du monde spirituel, où s'élaborent les causes du monde matériel, où la beauté est permanente, où l'amour est l'élément essentiel dans lequel tout se meut.
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