• Inventeur génial dès son plus jeune âge, amoureux de la nature, grand marcheur, il sillonna le monde à pied et fut le premier à percevoir les dangers de l'exploitation de la nature. John Muir aurait pu être millionnaire, il a choisi d'être vagabond. Il a inspiré Alexis Jenni (prix Goncourt 2011).
    " C'est l'homme le plus libre que j'ai jamais rencontré " disait de lui Theodore Roosevelt.
    Né en Écosse, débarqué à 10 ans aux États-Unis avec son frère et son père, installé dans la région des grands lacs, il travaille sans cesse dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l'émerveille. Le soir il invente des objets mécaniques qu'il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil qui le sort automatiquement du lit à l'heure du lever.
    Très vite John Muir s'interroge sur le sens de cette vie de forçat, alors qu'il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin et sillonne les États-Unis à pied jusqu'en Californie. Dès lors, il parcourra le monde.
    Figure mythique aux États-Unis, créateur des parcs nationaux, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie.
    Prix Goncourt 2011 pour
    L'Art français de la guerre (Gallimard).
    Ce livre a reçu le prix du Livre Lumexplore 2020

  • Thomas Blaikie, botaniste et jardinier écossais, entreprend la rédaction de son Journal en 1775, lorsqu'il quitte Londres pour étudier la flore des Alpes françaises et suisses. Dans un style naïf et plein de verve, il note les péripéties de son voyage, puis ses herborisations dans les montagnes, où il constitue une importante collection de plantes. Ses compétences, son tempérament sociable et enthousiaste - il a 25 ans -, lui valent d'être engagé comme jardinier dès l'année suivante chez le comte de Lauraguais, puis chez le comte d'Artois, frère de Louis XVI. Bientôt il rencontre l'architecte du prince, François-Joseph Bélanger, qui l'associe aux travaux du domaine de Maisons, puis à ceux de Bagatelle. Ce Journal permet de suivre la progression de l'aménagement des jardins, mais aussi de partager l'atmosphère de la Cour. Devenu la coqueluche de l'aristocratie et de riches propriétaires, amateurs de « nouveaux jardins anglais à la mode », Blaikie aménage notamment les domaines du duc de Chartres, Monceau, Le Raincy ou encore Saint-Leu. Il cesse de tenir son journal en 1792, laissant un témoignage émouvant sur les premières années de la Révolution. À la fois récit d'aventure et chronique mondaine, le Journal de Blaikie est aussi un précieux document sur la création en France des premiers jardins pittoresques.

  • De son long voyage en Orient lointain au milieu du XIVe siècle, Marignolli n'a voulu en rapporter que l'essentiel, ce qui à ses yeux demeure une expérience à nulle autre pareille : son passage, à Ceylan, dans le voisinage immédiat du Paradis terrestre. Sa description de ce Jardin d'Éden est comme un reportage sensationnel, le récit des premiers pas de l'homme au Paradis.
    De retour d'une ambassade en Chine au milieu du XIVe siècle, le franciscain Jean de Marignolli s'arrête à Ceylan. Il y découvre le paradis terrestre. Bible en main, tel un entomologiste, il observe la faune, la flore et l'humanité de ce monde des origines.
    Revenu en Europe, il se lance, dans une Chronique universelle que lui commande l'empereur germanique, dans une relecture de la Genèse dont il a pu expérimenter la véracité. Le présent livre est extrait de cette chronique : la « vigne » de la Bible serait plutôt, selon lui, le bananier, les moeurs des hommes vivant encore aux abords de la première demeure d'Adam lui paraissent toujours aussi douces qu'il y a des millénaires, et l'histoire du peuplement de la terre par les tribus originelles fait l'objet de considérations archéologiques d'un nouveau style.
    Dans le Jardin d'Éden, Marignolli a posé le pied dans le monde des merveilles vivantes, goûté les fruits du paradis. Tel un Darwin aux Galapagos, sa conception du monde en fut transformée.

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