Les Avrils

  • Le monde change, pas leur secret.
    Dans l'est parisien, on les remarque sans les connaître. Ils portent les mêmes noms, ne se mêlent pas aux autres. Au café, à l'école, Suzanne entend des rumeurs sur ces troublants « cousins ». Alors elle creuse. Et les pièces du puzzle s'ajustent pour former un tableau sidérant. Depuis 1892, huit familles ont uni leur destin pour n'en former qu'une, soudée par la religion, le secret et des règles de vie strictes. Ils se nomment la Famille. Dans cette communauté, on habite les mêmes immeubles, on s'épouse entre soi. Ceux qui veulent s'affranchir deviendront des bannis.

  • Un hymne à l'absent, à l'amour, à l'engagement.
    Hervé et Blanche ont vingt ans, débattent, volent des livres, s'aiment. Puis ils élèvent leurs trois enfants sans cesser de s'engager contre les désordres du monde. Jusqu'au jour où celui-ci s'embrase. Un conflit est annoncé, mondial, imminent. Place des Insurgés, à Marseille, Hervé attend Blanche pour manifester contre la guerre. Mais elle ne viendra pas. Un balcon s'est effondré. Elle passait dessous. Alors Hervé entre dans une autre guerre. Celle qui confronte à la privation de l'être aimé. Aux traces qu'il laisse. À son éclat aussi.

  • Tous les trois ans, c'est la même histoire. Se coltiner la fête de départ, le déménagement, et de nouveaux cheveux blancs. Accepter la destination (Taipei !?) Rencontrer les autres « conjointes suiveuses » au café du lycée français, débattre de sujets cruciaux - les salons de jardin, le yoga. S'inscrire aux cours de mandarin, puis abandonner. Arrêter la cigarette, reprendre le lendemain. Dans son journal intime, la narratrice consigne son quotidien confortable et futile d'expatriée, quand sa mère a un accident. Alors contrainte de rentrer en France, elle y raconte leurs origines modestes, le décès de son père lorsqu'elle était enfant, le décalage entre deux milieux. Et tire à bout portant sur la sentence : « Si on veut, on peut. »

  • Un premier roman malicieux sur la parentalité et l'identité virile.
    Chaque jour, Marcus et Rose vont danser le tango près de la Seine. Ils s'aiment d'un amour simple et voudraient un enfant. Mais le ventre de Rose reste désespérément creux. D'ordinaire si joyeuse, elle s'étiole. Marcus partage son chagrin jusqu'à tomber malade. Nausées, maux de ventre... le médecin suspecte une « couvade par solidarité ». Lorsque sa poitrine gonfle et que son abdomen s'arrondit au-delà du bizarre, un autre diagnostic s'impose : Marcus serait le premier homme du monde à porter un enfant. Durant neuf mois épiques, Rose et Marcus vont devoir réviser leurs certitudes et redéfinir leur place.

  • Ici, on ne parle que de ça. Du pont. Bientôt, il reliera l'île au continent. Quand certains veulent bloquer le chantier, Léni, lui, observe sans rien dire. S'impliquer, il ne sait pas bien faire. Sauf auprès de sa fille. Et de Marcel qui lui a tant appris : réparer les bateaux dans l'odeur de résine, tenir la houle, rêver de grands voiliers. Alors que le béton gagne sur la baie, Léni rencontre Chloé. Elle ouvre d'autres possibles. Mais des îles comme des hommes, l'inaccessibilité fait le charme autant que la faiblesse.

  • Une photo de famille aussi douce qu'impitoyable.
    Sur la terrasse, la table est dressée. Le repas est prêt. Esther attend ses enfants pour le déjeuner. Depuis quelques années, ça n'arrive plus jamais. Vanessa, la petite dernière, est toujours en vadrouille. Bruno et Alexandre refusent de se parler. Carole, l'aînée, préfère se tenir à distance. Et Reza, leur père, reste indifférent. Mais l'heure tourne et rien ne se passe comme prévu ; certains sont en retard, d'autres ne viendront pas. Les malentendus, les anciennes querelles et les blessures toujours vives se ravivent avec fracas. Les jours heureux aussi, comme autant de petits noeuds qu'Esther tente, une dernière fois, de resserrer autour de sa famille.

  • Supernova

    Dimitri Kantcheloff

    Même retiré du monde, impossible d'échapper aux autres.

    Au bord de la Méditerranée, Charles vit en solitaire. De préférence la nuit pour observer le ciel. Et ce qu'il vient d'y découvrir est historique : une supernova embrase le firmament. Bientôt, elle luira même en plein jour. À Paris, les rédactions s'affolent. Chloé Legrand est dépêchée sur place pour décrocher un reportage exclusif. Mais Charles refuse de parler, se dérobe. Fascinée par la personnalité mystérieuse de cet homme, Chloé le traque entre mer et forêt et comble par une imagination galopante les détails qui manquent à son portrait.

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