Les coups de coeur du printemps

Les giboulées de mars arrivent, entre pluie et soleil, profitez toujours de nos coups de coeur!

  • La vie, extraordinaire et digne d'un conte de fées, des trois brillantes soeurs Song, figures dominantes de la Chine du 20e siècle : l'aînée, Ailing, épousa un puissant homme d'affaires chinois, la seconde, Qingling, le "Père de la patrie" Sun Yat-sen et la troisième, Meiling, le généralissime Chiang Kai-shek. Une fresque enlevée des jeux du pouvoir et de l'amour dans le tourbillon d'un siècle de transformation et de révolution chinoises par l'auteure anglaise consacrée des Cygnes sauvages et de la biographie monumentale de Mao, l'histoire inconnue.

  • Sous notre blafard ciel contemporain, dans un monde qui a vendu son âme au ricanement, un professeur de lycée qui a apprivoisé ses désillusions trouve peu à peu la forme de sa propre résistance à cette dégringolade spirituelle. Sébastien Lapaque transcende la mélancolie et la lucidité du constat pour nous offrir une épiphanie douce, et son roman le plus lumineux, le plus intimement universel.

  • Tandis que ses parents sont au Mexique (où son père travaille pour une compagnie multinationale), Max est envoyé en vacances chez ses grands-parents dans les Midlands. Il a dix ans, et goûte aux plaisirs de la campagne (le chemin avec les nids-de-poule ; l'atelier ; la pompe rouillée dans l'enclos) auprès de son grand-père adoré, un ancien fermier qui a le vin gai, un conteur hors pair qui, à sa façon, lui crée une cargaison d'histoires et de souvenirs. Puis s'achève le temps magique de la liberté, Max devient pensionnaire à « l'école sur la colline », il découvre un monde aux règles insondables, aux châtiments arbitraires, où les abus sont érigés en système. Mais, sur la colline, Max scelle aussi des amitiés pour la vie avec Luke, Simon, Ish...
    Des années plus tard, Max et ses amis sont déjà des hommes quand un lourd secret est révélé : « C'était un minuscule entrefilet, mais il disait clairement qu'un ancien enseignant local, Eric Weathers-Davis, avait été arrêté et mis en examen pour « attentat sur mineurs ». Avait-il des complices ? Qui savait ? En confrontant ses amis, Max découvre incrédule l'étendue des abus. Il se choque que les victimes aient choisi le silence et se refusent à réclamer justice. Comment peut-on être attaché à ce qui nous dévaste ? Max mesure peu à peu le poids des dommages émotionnels qu'il porte en lui. Il est temps de se rappeler, de lire entre les lignes... Car « rien ne brûle dans la mémoire comme l'injustice. »

  • Une photo de famille aussi douce qu'impitoyable.
    Sur la terrasse, la table est dressée. Le repas est prêt. Esther attend ses enfants pour le déjeuner. Depuis quelques années, ça n'arrive plus jamais. Vanessa, la petite dernière, est toujours en vadrouille. Bruno et Alexandre refusent de se parler. Carole, l'aînée, préfère se tenir à distance. Et Reza, leur père, reste indifférent. Mais l'heure tourne et rien ne se passe comme prévu ; certains sont en retard, d'autres ne viendront pas. Les malentendus, les anciennes querelles et les blessures toujours vives se ravivent avec fracas. Les jours heureux aussi, comme autant de petits noeuds qu'Esther tente, une dernière fois, de resserrer autour de sa famille.

  • Connell et Marianne ont grandi dans la même ville d'Irlande. Il est le garçon en vue du lycée, elle est la solitaire un peu maladroite. Pourtant, l'étincelle se produit : le fils de la femme de ménage et l'intello hautaine connaissent ensemble leur premier amour.

    Un an plus tard, alors que Marianne s'épanouit au Trinity College de Dublin, Connell s'acclimate mal à la vie universitaire.

    Un jour, tout est léger, irrésistible ; le lendemain, le drame pointe et les sentiments vacillent.

    Entre eux, le jeu vient tout juste de commencer.

    Sally Rooney réussit le tour de force de donner une dimension unique et universelle à cette histoire. Porté par des dialogues saisissants de justesse, Normal People est un roman magistral sur la jeunesse, l'amitié, le sexe, sur les errances affectives et intellectuelles d'une génération qui n'a plus le droit de rêver, mais qui s'entête à espérer.

    Traduit de l'anglais (Irlande) par Stéphane Roques.

  • Yoel Blum, célèbre auteur israélien, se rend à Amsterdam, sa ville natale, pour assurer la promotion de son nouveau roman, et ce en dépit de la promesse qu'il avait faite à sa mère de ne jamais y retourner. En visite au Musée historique juif, il voit un film d'archives où apparaît sa mère tenant un bébé qu'il ne reconnaît pas. Qui peut bien être cet enfant et pourquoi sa mère, aujourd'hui morte, ne lui en a-t-elle jamais parlé ?

    Premier roman traduit en français d'Emuna Elon, écrivaine reconnue et primée en Israël, Une maison sur l'eau remonte le cours du passé et confronte le lecteur aux heures sombres d'Amsterdam, au fil d'un poignant voyage dans le temps et la mémoire. Une réflexion inoubliable sur l'identité et les origines.
    « Une histoire d'amour, de perte et de désir. Ce conte passionné et passionnant est une réflexion sur la survie. » Kirkus ReviewTraduit de l'hébreu par Katherine Werchowski

  • Ce roman va vous parler de révolution, d'exil, d'illusions, de sororité, d'amour. Son ambition est d'être une fresque de notre époque, une fresque de notre culture, un miroir des dilemmes et des paradoxes que chacun de nous doit s'employer à résoudre. Il est telle une interrogation sur ce que sont les moteurs et les motifs de nos vies.

  • Rome, fin des années 1960. Leo Gazzarra, milanais d'origine, est depuis quelques années installé dans la capitale. Il vit de petits boulots pour des revues et des journaux. Viscéralement inadapté, dans un monde où il ne parvient pas à trouver sa place, il se laisse aller à des journées qui se ressemblent et à des nuits souvent alcoolisées. Leo n'en veut à personne et ne revendique rien. Le soir de ses trente ans, il rencontre Arianna, une jeune femme exubérante à la fois fragile et séductrice. Sûre de sa beauté, mais incapable d'exprimer ses véritables sentiments, Arianna est évanescente. Elle apparaît et disparaît, bouleversant le quotidien mélancolique d'un homme qu'elle aurait peut-être pu sauver de sa dérive existentielle. Une histoire d'amour et de solitude, récit d'un renoncement tranquille, dans une Rome solaire, magnétique, qui n'est pas sans rappeler celle de La Dolce vita de Fellini. On pense aussi aux héros d'Hemingway ou de Fitzgerald, ou encore au Feu follet de Pierre Drieu la Rochelle et à son adaptation par Louis Malle.

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