Nos coups de coeur automnaux

Alors que les feuilles tombent des arbres, les bonnes lectures se ramassent à la pelle!

  • Paris, 1929. Lee Miller, une jeune américaine, débarque à Paris.
    Mannequin, belle comme le jour, elle rêve pourtant de passer derrière l'objectif, animée d'une seule passion, d'une unique obsession : la photographie.
    Presque par hasard, Lee attire l'attention de May Ray, illustre photographe gravitant dans le Montparnasse surréaliste de Dalí et sa bande d'extravagants artistes. Mais pour Man Ray, Lee demeure la muse par excellence. Entêtée, la jeune femme réussit le convaincre de lui donner sa chance. Elle deviendra l'assistante, l'élève, puis l'amante du grand photographe. Dans l'intimité de la chambre noire, leur art et, très vite, leurs corps se lient et s'unissent. Mais alors que Lee se révèle une artiste hors pair, Man, jaloux maladif et génie égocentrique, ne peut bientôt plus supporter l'ascension de celle à qui il a tout appris.
    Des cabarets du Paris bohème aux champs de bataille d'une Europe déchirée par la Seconde Guerre mondiale, de la découverte de techniques de photographie révolutionnaires à l'immortalisation de la libération des camps de concentration, Lee Miller s'impose comme une artiste absolue, une femme hors du commun.

  • Octobre 1944. Marie et son époux Moïse sont déportés à Auschwitz, d'où ils ne reviendront pas. Du moins est-ce là ce que croit savoir leur petite-fille qui, soixante-dix ans plus tard, décide de retracer le parcours tourmenté de sa grandmère, de sa Roumanie natale jusqu'à l'Italie - refuge illusoire face aux persécutions nazies -, en passant par la Bulgarie et la France. La narratrice se rend tout d'abord à Jérusalem, puis sillonne l'Europe centrale à la recherche d'éléments biographiques.
    À la recherche de Marie J. entrecroise ainsi deux récits : celui de l'enquête haletante de la narratrice à travers différents pays, et celui de la vie romanesque d'une jeune sépharade d'Europe de l'Est dans la première moitié du XXe siècle. À la fois investigation rigoureuse et chronique familiale bouleversante, ce livre raconte une lignée de femmes fortes confrontées à l'une des plus effroyables tragédies de l'histoire européenne.

  • L'oeil de la nuit

    Pierre Péju

    Tout au long de sa vie, Horace W. Frink fut un Américain intranquille.
    Enfant abandonné, étudiant tourmenté, il se fait psychanalyste, à New York, et pionnier de cette troublante méthode, au moment du voyage de Sigmund Freud dans le Nouveau Monde, en 1909, en compagnie de Jung et Ferenczi.
    Thérapeute perplexe, mari et père immature, Frink devient bientôt l'amant d'une de ses patientes, la milliardaire et fantasque Angelica Bijur, qui lui fait découvrir la vie des "heureux du monde", au début des années folles. S'ensuivent tourments, déchirures et voyages à travers l'Amérique et l'Europe. Frink traversera deux fois l'Atlantique pour aller à Vienne, s'allonger sur le divan de Freud. De drames amoureux en aventures intellectuelles, "incapable de fermer l'oeil de la nuit", il ne trouvera jamais la clef de l'énigme qu'il est pour lui-même.
    Car l'oeil de la nuit n'est pas l'inconscient mais la vision nocturne, l'effroyable lucidité des insomniaques, la conscience des fêlures. Ce roman est très librement inspiré de ce qu'on peut aujourd'hui savoir de Horace Frink, né en 1883 et mort en 1936 dans un oubli complet.

  • 1919. La Grande Guerre vient de se terminer en Europe. Après cette parenthèse éprouvante, certains Britanniques espèrent retrouver fortune et grandeur dans les lointains pays de l'Empire, et tout particulièrement en Inde. Ancien de Scotland Yard, le capitaine Wyndham débarque à Calcutta et découvre que la ville possède toutes les qualités requises pour tuer un Britannique: chaleur moite, eau frelatée, insectes pernicieux et surtout, bien plus redoutable, la haine croissante des indigènes envers les colons. Est-ce cette haine qui a conduit à l'assassinat d'un haut fonctionnaire dans une ruelle mal famée, à proximité? d'un bordel? C'est ce que va tenter de découvrir Wyndham, épaulé par un officier indien, le sergent Banerjee. De fumeries d'opium en villas coloniales, du bureau du vice-gouverneur aux wagons d'un train postal, il lui faudra déployer tout son talent de déduction, et avaler quelques couleuvres, avant de réussir à démêler cet imbroglio infernal.

  • Le professeur Chandra, brillant universitaire, pressenti pour le Nobel d'économie, passe pour la seconde fois à côté de la récompense du travail d'une vie. Il comprend alors qu'il n'aura jamais le Nobel. Tant de travail, tant de stress, il comprend qu'il est en train de mourir à petit feu, qu'il lui faut prendre un nouveau départ. Chandra décide d'écouter les conseils de son médecin, de quitter Cambridge pour trouver les clés du bonheur. Il ne sait pas encore qu'il entame le grand voyage de sa vie. Traduit de l'anglais (GB) par Claire Allain

  • À l'été 1930, sur l'île Blanche, la plus reculée de l'archipel du Svalbard, à la faveur d'une exceptionnelle fonte des glaces, réapparaissent les vestiges d'une expédition polaire partie plus de trente ans auparavant : en 1897, Salomon August Andrée, Knut Frænkel et Nils Strindberg tentaient d'atteindre le pôle Nord en ballon et disparaissaient dans des circonstances mystérieuses. Sur le campement des explorateurs, plusieurs rouleaux de négatifs. À partir des photographies sauvées et du journal de l'expédition, Hélène Gaudy imagine le périple de ces trois hommes et mène une réflexion aussi profonde que poétique sur l'esprit d'aventure et la lutte contre l'effacement.

  • Alors qu'elle travaille à un nouveau livre, l'auteur apprend que son frère Fonny, le "mouton noir" de la famille, est dans le coma à la suite d'un accident de voiture. S'ensuivent de multiples appels téléphoniques à ses parents, ses nombreux frères et soeurs, et plusieurs voyages pour se rendre au chevet du blessé. En racontant ce moment particulier de leur vie, qui les réunit tous, Lieve Joris laisse affleurer les souvenirs de son enfance et ceux, plus anciens, qu'elle a reçus en héritage. Habituellement cantonnée dans son rôle de témoin, elle livre ici un texte bien plus intime, esquissant un autoportrait à travers le récit de ce drame et l'exploration de son histoire familiale.

  • 1959. Au deuxième étage du grand magasin F.G. Goode's de Sidney, des jeunes femmes vêtues de petites robes noires s'agitent avant le rush de Noël. Parmi elles, Fay, à la recherche du grand amour ; l'exubérante Magda, une Slovène qui règne sur les prestigieux Modèles Haute Couture ; Lisa, affectée au rayon Robes de cocktail, où elle compte bien rester en attendant ses résultats d'entrée à l'université... Dans le secret d'une cabine d'essayage ou le temps d'un achat, les langues se délient, les vies et les rêves des vendeuses se dévoilent sous la plume délicate de Madeleine St John. Avec la finesse d'une Edith Wharton et l'humour d'un Billy Wilder, l'australienne Madeleine St John (1941-2006), livre un remarquable instantané de l'Australie des années 1950 et une critique subtile de la place de la femme dans la société. Devenu un classique dans les pays anglo-saxons, Les petites robes noires, traduit pour la première fois en français, est un chef-d'oeuvre d'élégance et d'esprit.« Un véritable diamant brut. »Sunday Times

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