En juin, on profite du soleil et de bonnes lectures

  • Ils vivent en Suisse, au Japon, à New York, Los Angeles ou Tel-Aviv. Ce sont des hommes et des femmes de tous âges qu'a priori rien ne rapproche. Et pourtant... Saisis à un moment décisif de leur parcours, les personnages d'Être un homme sont poussés à questionner le sens profond de leur existence. Pour certains, il s'agit de leur judéité. Pour d'autres, des liens familiaux, amoureux ou amicaux qui les unissent. Une aura de mystère les entoure, comme si une présence invisible les accompagnait. Dans ce recueil de nouvelles conçu avec l'ampleur d'un roman, Nicole Krauss fait mouche par la justesse et la poésie de son écriture. Elle tient une place à part dans le paysage littéraire américain et le prouve une fois de plus. Magistralement.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Paule Guivarch.

  • Janvier 1944. Les bombardiers alliés sillonnent sans fin le ciel de l'Eifel, cette région frontalière de l'Allemagne avec la Belgique. Depuis son jardin, l'apiculteur Egidius les observe et pense à son frère, pilote, dont il n'a plus de nouvelles. Tous les matins, Egidius porte un soin amoureux à ses abeilles. L'après-midi, il va à la bibliothèque, où il a entrepris de traduire les écrits d'un moine du XVe siècle racontant le retour dans l'Eifel du coeur de saint Cusanus, conservé dans du miel. Le soir, il entretient des aventures avec plusieurs femmes du village dont les hommes sont au front. Et la nuit, parfois, il transporte clandestinement des Juifs dans ses ruches jusqu'à la frontière. Écrit sous la forme d'un journal qui s'étend de l'hiver 1944 à l'hiver 1945, Les Abeilles d'hiver est tout à la fois un traité poétique d'apiculture, une réflexion sur la nature de la liberté, une absorbante chronique de l'arrière et le portrait touchant d'un homme sans qualité sur le point d'être englouti par la fureur aveugle de l'histoire.

  • Deux copains de fac s'offrent la virée en canoé de leur rêve sur le fleuve Maskwa, au nord du Canada. Bientôt la balade contemplative tourne à la course contre la montre quand l'horizon s'obscurcit du plus dévorant des feux de forêt. Mais dans les bras et sous le règne de dame nature, une menace peut toujours en cacher une autre.
    Peter Heller met sa pratique intime de l'aventure, son sens irrésistible du suspense et sa connexion unique aux paysages au service d'une folle et sauvage équipée qui éprouve autant l'amitié sincère de ses personnages que les nerfs du lecteur.

  • À la recherche d'inspiration dans un bungalow du Montana, le romancier Max Gallagher a la fâcheuse surprise de trouver sa cheminée bouchée. Il en retire un chiffon rouge : en fait, un bonnet de père Noël. Intrigué, et surtout frigorifié, il monte sur le toit jeter un coup d'oeil et découvre dans le conduit le cadavre d'une jeune femme. La victime s'appelle Cindy Huntington, une jeune star de rodéo disparue depuis des mois. A-t-elle voulu entrer dans le chalet par le conduit de cheminée, avant de se retrouver tragiquement coincée ? Ou a-t-elle été assassinée - mais quel serait le mobile de ce crime ? La shérif Martha Ettinger, aidée de Sean Stranahan, aquarelliste, pêcheur à la mouche et enquêteur à ses heures, se lance dans une investigation en terrain glissant.

  • Notre identité est-elle soluble dans un lot de coton égyptien? À Jaffa, lorsque Avraham est tué dans le massacre des Juifs de la ville en 1936, son associé musulman, Ibrahim, décide en quelques heures de se faire passer pour lui afin de récupérer le précieux tissu. Il ne mesure pas alors le poids que cette tromperie aura sur sa femme Miriam. Mais aussi sur leur fille et les générations suivantes. D'Istanbul a? Djerba, de Bâle a? Miami, d'Ancône a? Rome, l'imbroglio identitaire se fera de plus en plus inextricable. Et ce seront Giuditta et Esther qui, de façon détournée, payeront leur tribut a? ces vies dérobées.
    Et vous, êtes-vous sûr de vos origines?

  • Jacob

    Simon Berger

    Jacob, c'est un garçon voyageur, un jeune vannier, un Bohémien ; un Yéniche. Mais la famille de Jacob ne voyage plus ; ses parents préfèrent rester en Auvergne, dans la roulotte, avec les enfants et les paniers qu'ils vendent. Un jour, Jacob se fait photographier.
    Jacob est beau et la photo garde la mémoire de cette grâce qui lui fut accordée. De cette grâce injuste qui devrait lui offrir une vie préservée de la violence de sa tribu. D'ailleurs un homme cultivé entreprend de l'en arracher, et de le polir, comme un diamant trop brut.
    Jacob, c'est un jeune garçon qui fut beau et qu'un bourgeois voulut tirer de sa gangue.
    Jacob, c'est toi.

    S. B.

  • Les survivants

    Jane Harper

    Kieran Elliott, trentenaire vivant à Sidney, retourne en basse saison dans sa ville natale d'Evelyn Bay, minuscule station balnéaire de Tasmanie. Ce court séjour familial fait aussitôt resurgir des souvenirs douloureux : douze ans plus tôt, à cause d'une aventure peu prudente en mer avec sa meilleure amie Olivia, deux hommes venant à leur secours ont disparu dans les flots. Depuis ce drame, de nombreux autochtones se méfient de Kieran.
    À peine est-il de retour que le cadavre d'une jeune femme est retrouvé sur la plage: la colocataire d'Olivia. Tous les regards se braquent sur Kieran. Est-il un bon père de famille qui a la malchance de subir les médisances d'une petite communauté recluse ? Ou est-il vraiment un sale type ? Bientôt, la vérité éclatera au grand jour...
    Dans un décor australien à couper le souffle, aussi idyllique que menaçant, Jane Harper prouve à nouveau son immense talent pour magnifiquement ficeler des intrigues et des noeuds familiaux, tout en faisant jouer à la nature sauvage un rôle primordial.

  • Elizabeth, Joyce, Ibrahim et Ron frisent peut-être les quatre-vingts ans, mais ils en ont encore sous le capot. Leur passe-temps favori :s'atteler, tous les jeudis, à de vieilles affaires de meurtre, pour en découvrir le fin mot là où la police a échoué. Jusqu'à ce que la nouvelleleur parvienne : Tony Curran, l'associé du directeur de leur village de retraite, vient d'être retrouvé assassiné dans sa cuisine.Ni une ni deux, Elizabeth convoque ses trois acolytes et lance le Murder Club sur la piste du tueur, toutes cannes dehors. Quand il s'agit de tromper l'ennui et de doubler la police, il ne faut jamais sous-estimer les personnes âgées.Succès absolu au Royaume-Uni, Le Murder Club du jeudi nous entraîne, entre rires et larmes, sur le chemin tortueux des émotions  humaines. Car, derrière le meurtre, ce sont les liens tissés au crépuscule d'une vie que Richard Osman dépeint avec brio.Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Sophie Alibert« Tellement drôle et intelligent ! Atrocement bien. »  Ian Rankin« Les fans de romans policiers vont être captivés. »  Harlan Coben« Un polar formidable ! »  France Info TV« Richard Osman livre un premier roman savoureux. Déjà un phénomène au Royaume - Uni. »  Point de vue« Un régal de suspense. »  ELLE« Acide, raffiné et hilarant ! »  Biba
    « On craque pour ce quatuor d'octogénaires dans ce cosy crime espiègle, déjà carton en librairie outre-Manche. »  Télé Poche
    « Un cosy mystery  irrésistible qui mettra vos méninges à rude épreuve. » France Dimanche

  • Dans une vallée isolée d'Amérique centrale, peu après l'assassinat de leur mère, militante de la cause des indiens lenchuas, trois soeurs se trouvent confrontées à l'édification d'un barrage qui impose à la terre de leurs ancêtres les enjeux politiques et les aléas écosystémiques d'une modernité "verte".

  • Les incroyables aventures d'un scientifique du Grand Siècle. Un beau jour de mars 1760, un jeune astronome de l'Académie des Sciences, avide d'étoiles et de gloire, embarque pour les Indes. Sa mission : observer le passage de Vénus devant le Soleil afin d'estimer avec précision la distance de la Terre au Soleil. Mais rien ne se passe comme prévu. L'escapade va durer onze ans, six mois et treize jours et se transformer en un véritable roman picaresque.
    La très véridique et très édifiante histoire de Guillaume Joseph Hyacinthe Jean-Baptiste Le Gentil de la Galaisière nous conduit de Coutances à Paris, de l'île Bourbon aux Indes, en passant par Madagascar et les Philippines. Malmené par les aléas de la météo et les fièvres tropicales, soupçonné d'espionnage, victime de naufrages à répétition, tenu pour mort à son retour en France, notre héros va connaître une suite de mésaventures aussi longue que son patronyme.
    Dans cette biographie précise et documentée, Christophe Migeon retrace la vie d'un poissard magnifique, un aventurier qui, esquinté par le destin, sut se remettre d'aplomb. L'auteur conte par la même occasion l'histoire scientifique du Grand Siècle, une époque où la coopération des savants prévalait sur les conflits mondiaux et où l'on parlait azimut ou parallaxe dans les salons de ces dames

  • Bien que Milkman soit un récit entièrement dénué de noms propres où les individus, les lieux, les pays, les religions... sont désignés par des périphrases, on comprend que l'intrigue se déroule en Irlande dans les années 1970, soit en plein conflit nord-irlandais. La narratrice, une jeune femme de 18 ans appelée « middle sister » (soeur cadette), évolue dans un environnement troublé et violent, où tous les aspects du quotidien sont envahis par l'opposition entre deux communautés : les nationalistes catholiques - dont elle fait partie - et les unionistes protestants. Malgré ses tentatives de fuir à travers ses lectures ce climat de conformité imposée et de délation, une rumeur la concernant voit le jour : elle aurait une relation avec « the milkman » (le laitier), de vingt-trois ans son aîné, qui, contrairement à ce que son nom indique, n'est pas un laitier mais un paramilitaire nationaliste. En réalité, le laitier la suit, l'espionne, la harcèle, et le véritable amant de la narratrice est un réparateur de voitures qu'elle appelle « maybe-boyfriend » (peut-être-petit-ami). Mais la rumeur enfle jusqu'à lui attirer les foudres de sa propre famille et le laitier en vient à la menacer de faire tuer peut-être-petit-ami dans un attentat à la voiture piégée si elle continue à le voir.
    L'entourage de soeur cadette ne lui est d'aucun secours : sa mère ne la croit pas et son amie de longue date la considère responsable de ce qui lui arrive. Seul le véritable laitier du quartier se montre bienveillant envers elle et lui conseille de demander de l'aide à un groupe féministe, mais sa proposition est écartée, les féministes étant elles-mêmes victimes de persécutions. La narratrice est libérée du poids du harcèlement quand elle apprend que le laitier a été tué. Le même jour, « Somebody McSomebody » (Machin McTruc), un prétendant furieux d'avoir été éconduit, braque une arme à feu sur elle dans les toilettes d'un club, avant d'être désarmé et battu par d'autres femmes. Soeur cadette retrouve alors une paix relative, dans un contexte politique toujours aussi perturbé.

  • L'ami arménien

    Andreï Makine

    • Grasset
    • 6 Janvier 2021

    A travers l'histoire d'une amitié adolescente, Makine révèle dans ce véritable bijou de littérature classique un épisode inoubliable de sa jeunesse.
    Le narrateur, treize ans, vit dans un orphelinat de Sibérie à l'époque de l'empire soviétique finissant. Dans la cour de l'école, il prend la défense de Vardan, un adolescent que sa  pureté, sa maturité et sa fragilité désignent aux brutes comme  bouc-émissaire idéal. Il raccompagne chez lui son ami, dans le quartier dit du « Bout du diable » peuplé d'anciens prisonniers, d'aventuriers fourbus, de déracinés égarés «qui n'ont pour biographie que la géographie de leurs errances. »
    Il est accueilli là par une petite communauté de familles arméniennes venues soulager le sort de leurs proches transférés et emprisonnés en ce lieu, à 5 000 kilomètres de leur Caucase natal, en attente de jugement pour « subversion séparatiste et complot anti-soviétique » parce qu'ils avaient créé  une organisation clandestine se battant pour l'indépendance de l'Arménie.
    De magnifiques figures se détachent de ce petit « royaume d'Arménie » miniature : la mère de Vardan, Chamiram ; la soeur de Vardan, Gulizar, belle comme une princesse du Caucase qui enflamme tous les coeurs mais ne vit que dans la dévotion à son mari emprisonné ; Sarven, le vieux sage de la communauté...
    Un adolescent ramassant sur une voie de chemin de fer une vieille prostituée avinée qu'il protège avec délicatesse, une brute déportée couvant au camp un oiseau blessé qui finira par s'envoler au-dessus des barbelés : autant d'hommages à ces « copeaux humains, vies sacrifiées sous la hache des faiseurs de l'Histoire. »
    Le narrateur, garde du corps de Vardan, devient le sentinelle de sa vie menacée, car l'adolescent souffre de la « maladie arménienne » qui menace de l'emporter, et voilà que de proche en proche, le narrateur se trouve à son tour menacé et incarcéré, quand le creusement d'un tunnel pour une chasse au trésor, qu'il prenait pour un jeu d'enfants, est soupçonné par le régime d'être une participation active à une tentative d'évasion...
    Ce magnifique roman convoque une double nostalgie : celle de cette petite communauté arménienne pour son pays natal, et celle de l'auteur pour son ami disparu lorsqu'il revient en épilogue du livre, des décennies plus tard, exhumer les vestiges du passé dans cette grande ville sibérienne aux quartiers miséreux qui abritaient, derrière leurs remparts, l'antichambre des camps.

  • De feu et d'or

    Jacqueline Woodson

    • Stock
    • 10 Mars 2021

    « Chaque page, sublime, est une nouvelle révélation, un nouvel événement bouleversant, ou dévoile un nouveau souvenir. »Edwidge Danticat  Nous sommes en 2001, le soir d'une fête donnée en l'honneur de Melody et de ses seize ans, dans la maison familiale de Brooklyn. Couvée du regard par ses parents et amis, elle fait son entrée sur une musique de Prince, dans une robe blanche taillée sur mesure. Une tristesse flotte néanmoins dans l'atmosphère. Seize ans plus tôt, cette même robe fut cousue pour une autre jeune fille : Iris, la mère de Melody, pour fêter aussi son entrée dans l'âge adulte. Une célébration qui n'eut finalement jamais lieu. Iris était enceinte.
      Déroulant l'histoire de Melody, de son père, d'Iris et de ses parents - du massacre de Tulsa en 1921 au 11 septembre 2001 - pour comprendre comment ils en sont arrivés là, Jacqueline Woodson reconstitue non seulement leurs ambitions et leur fureur de vivre, mais aussi le prix qu'ils ont payé pour échapper à leur destin si profondément façonné par des décennies de racisme. En explorant le désir et l'identité sexuels, la maternité, l'éducation, la classe et le statut social, De feu et d'or décrit de façon magistrale la manière dont les jeunes doivent si souvent prendre des décisions irrévocables pour leur futur - avant même de savoir qui ils sont et ce qu'ils veulent devenir.  Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sylvie Schneiter

  • Fantômes

    Christian Kiefer

    Été 1945 : lorsque le soldat américain d'origine japonaise Ray Takahashi rentre du front, personne n'est là pour l'accueillir en héros sur les terres de son enfance, dans le nord de la Californie. Ses parents, après avoir été expulsés et enfermés au camp de Tule Lake, vivent désormais à Oakland. Mais Ray veut comprendre pourquoi leurs anciens voisins et amis ont coupé les ponts avec eux, et surtout revoir leur fille Helen, sa petite amie. C'est à ce moment-là qu'il disparaît sans laisser de traces. Printemps 1969: de retour du Vietnam, et hanté par les fantômes de la guerre, John Frazier cherche son salut à travers l'écriture d'un roman. En s'emparant accidentellement du destin de Ray, le jeune écrivain ignore tout des douloureux secrets qu'il s'apprête à exhumer. En revenant sur l'histoire méconnue de dizaines de milliers de Nippo-Américains internés dans des camps après l'attaque de Pearl Harbor en 1941, Christian Kiefer tisse un drame familial poignant et lumineux, qui interroge notre rapport intime à la mémoire et au passé.
    « Fantômes est un roman qui chante, magnifique et nécessaire. »Jesmyn Ward

  • Un vent de magie souffle sur la jetée de Brighton au coeur de l'été 1959. C'est dans le théâtre de cette station balnéaire anglaise que se produisent chaque soir Jack Robbins, Ronnie Deane et Evie White. Cet époustouflant trio offre aux vacanciers du bord de mer un spectacle de variétés à nul autre pareil. Sur les planches, ils deviennent Jack Robinson, malicieux maître de cérémonie, Pablo le Magnifique, magicien hors pair, et Eve, sublime assistante au costume étincelant. Le succès ne se fait pas attendre et leur numéro se retrouve bientôt en haut de l'affiche. Le charme n'opère d'ailleurs pas uniquement sur scène : au fil de l'été, les deux amis succomberont l'un et l'autre à celui, irrésistible, d'Evie. Au risque de tout perdre.
    Avec délicatesse et maestria, Le grand jeu nous plonge dans les coulisses des spectacles de magie et redonne vie à une époque disparue. Graham Swift révèle une fois de plus son talent de conteur et livre une bouleversante histoire d'amour, de famille et de mystère.

  • Le colibri

    Sandro Veronesi

    • Grasset
    • 13 Janvier 2021

    Marco Carrera est le «  colibri  ». Comme l'oiseau, il emploie toute son énergie à rester au même endroit, à tenir bon malgré les drames qui ponctuent son existence. Alors que s'ouvre le roman, toutes les certitudes de cet ophtalmologue renommé, père et heureux en ménage, vont être balayées par une étrange visite au sujet de son épouse, et les événements de l'été 1981 ne cesseront d'être ravivés à sa mémoire. 
    Cadet d'une fratrie de trois, Marco vit une enfance heureuse à Florence. L'été, lui et sa famille s'établissent dans leur maison de Bolgheri, nichée au sein d'une pinède de la côte Toscane. Cette propriété, qui devait symboliser le bonheur familial, est pourtant le lieu où va se jouer le drame dont aucun membre de la famille Carrera ne se relèvera tout à fait. En cet été 1981, celui de ses vingt-deux ans, se cristallisent les craintes et les espoirs de Marco qui devra affronter la perte d'un être cher et connaîtra un amour si absolu qu'il ne le quittera plus.
    Grâce à une architecture romanesque remarquable qui procède de coïncidences en découvertes, Veronesi livre un roman ample et puissant qui happe le lecteur dans un monde plus vrai que nature où  la vie, toujours, triomphe.
      «  Le colibri de Sandro Veronesi est un chef-d'oeuvre bouleversant. D'une beauté absolue jusque dans les moindres détails.  »
    Corriere della SeraTraduit de l'italien par Dominique Vittoz

  • Un bref instant de splendeur se présente sous la forme d'une lettre qu'un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais. Fille d'un soldat américain et d'une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Elle est le pur produit d'une guerre oubliée. Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d'enfant, son premier amour marqué d'un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l'écriture.
    Ce premier roman, écrit dans une langue d'une beauté grandiose, explore avec une urgence et une grâce stupéfiantes les questions de race, de classe et de masculinité. Ocean Vuong signe une plongée dans les eaux troubles de la violence, du déracinement et de l'addiction, que la tendresse et la compassion viennent toujours adroitement contrebalancer. Un livre d'une justesse bouleversante sur la capacité des mots à panser les plaies ouvertes depuis des générations.

  • L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville, s'étend à perte de vue. C'est là qu'une femme et deux hommes, sans liens apparents, vont désormais travailler à des postes pour le moins curieux. L'un d'entre eux est chargé d'étudier des mousses pour végétaliser les toits. Un autre corrige des écrits de toutes sortes dont l'usage reste mystérieux. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse de documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais lorsqu'il faut gagner sa vie, on est prêt à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de son existence ?
    Dans une ambiance kafkaïenne où la réalité perd peu à peu de ses contours, et alors que d'étranges animaux commencent à rôder dans les rues, les trois narrateurs se confrontent de plus en plus à l'emprise de l'Usine. Hiroko Oyamada livre un roman sur l'aliénation au travail où les apparences sont souvent trompeuses.

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur : Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe.
    C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie : mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit affronter le souvenir de son fils Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions : il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • Me Susane, quarante-deux ans, avocate récemment installée à Bordeaux, reçoit la visite de Gilles Principaux. Elle croit reconnaître en cet homme celui qu'elle a rencontré quand elle avait dix ans, et lui quatorze - mais elle a tout oublié de ce qui s'est réellement passé ce jour-là dans la chambre du jeune garçon. Seule demeure l'évidence éblouissante d'une passion.
    Or Gilles Principaux vient voir Me Susane pour qu'elle prenne la défense de sa femme Marlyne, qui a commis un crime atroce... Qui est, en vérité, Gilles Principaux ?

  • Danny et Maeve, un frère et une soeur unis par un amour indéfectible, ne cessent de revenir devant leur ancienne demeure se heurter aux vitres d'un passé douloureux. Cette imposante Maison hollandaise, écrin des joies et des peines de leur enfance, source de leurs malheurs, les attire comme un aimant. À travers le destin de ces deux quasi-orphelins, Ann Patchett, en déchiffreuse éclairée de l'âme humaine, signe un roman pénétrant sur l'abandon, le pardon, les liens filiaux et le rapport que chacun d'entre nous entretient avec le passé.

  • Par un froid jour d'hiver, un villageois découvre une petite fille à l'orée d'un bois. Muette, les yeux rouges, ses réactions sont aussi violentes qu'irrationnelles. De la campagne anglaise à un orphelinat londonien, le chemin de l'orpheline semble jalonné de phénomènes inexplicables, de morts violentes et de questions sans réponse. D'où vient-elle ? Qui sont les hommes à ses trousses ? Quel est son lien avec la célèbre Fondation Humphrey ? Pour rester libre, la jeune fille va devoir dénouer tout cela, coûte que coûte. Dans ce roman polyphonique à la richesse folle, l'autrice ressuscite avec une langue aussi tranchante que drôle l'Angleterre du 19e siècle (Charles Darwin et Jack l'éventreur ne sont pas loin) et interroge nos rapports aux autres êtres vivants, à la nature et à nos choix de survie...  

  • Saul et Rachel ont un avenir tout tracé : chez les Amish, la vie est une ligne droite. Leur Rumspringa, cette parenthèse hors de la communauté, leur permettra de découvrir le monde moderne pour le rejeter en toute connaissance de cause. Temple doit quitter sa petite vie casanière pour rejoindre sa soeur à Chicago, mais la peur la paralyse. Dans l'immense ville, celle qui se pose trop de questions et ceux qui devraient ne pas s'en poser vont se perdre et se trouver. Mais ils vont aussi trouver des réponses qu'ils auraient peut-être préféré ignorer.

  • La présidente de la République ayant décidé que tout élève doit accomplir une année de service civique entre sa troisième et sa seconde, Valentin a posé ses voeux. Malheureusement pour lui, ils n'ont pas été respectés et l'adolescent est envoyé dans un centre pour personnes âgées atteintes d'Alzheimer, situé dans le Pas-de-Calais, conçu pour ressembler à un village des années 1960.
    Sa première mission semble assez simple : écrire une lettre à une pensionnaire qui a répondu à un concours dans un Salut les Copains de 1967, pour lui annoncer que, malheureusement, Françoise Hardy ne va pas pouvoir venir chanter dans leur ville.
    Sauf que c'est difficile d'annoncer une telle mauvaise nouvelle. Alors il annonce l'inverse. Françoise Hardy viendra ! il s'y engage personnellement. Et pour ce faire, il va falloir trouver un sosie de la star, qui vienne chanter son tube La maison où j'ai grandi à tous les pensionnaires.

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